9 décembre 2017

L’idole des jeunes, comme il avait été surnommé d’après sa chanson, n’est plus. Un peu plus tôt cette semaine est décédé Johnny Hallyday. Âgé de 74 ans, il a succombé d’un cancer du poumon dans la nuit du mardi au mercredi. L’homme qui avait su « allumer le feu » s’est finalement éteint, laissant un héritage riche dans le domaine de la chanson, depuis les belles années du rock and roll, aux trémoussements yéyés jusqu’au psychédélique, en passant par des touches plus blues et country, et s’illustrant même dans de douces ballades romantiques. Beaucoup de chanteurs et d’artistes ont grandi dans l’ombre immense de Hallyday, et dont l’impact ne peut être minimisé; si certains y avaient vu une copie française d’Elvis à ses débuts, Jean-Philippe Smet a travaillé de façon acharnée à poursuivre une évolution constante. Ses 50 albums démontrent bien l’intérêt qu’il a toujours eu auprès du public, sans oublier les stades qu’il savait remplir à craquer. 

Hallyday ne laissait personne indifférent; lorsqu’il est arrivé sur scène, fougueux et avec une rage de vivre, les Français s’en sont amourachés. Sa coiffure en coq, son accent particulier et son blouson noir ont marqué une génération entière, celle de Salut les Copains. Et, malgré son désir de rompre avec la musique française traditionnelle en se déhanchant sur du rock, il avait su une grande admiration pour certains de ses compères, comme Charles Aznavour ou Jacques Brel. Sa place au panthéon de la chanson française est bien méritée et il laisse derrière lui un grand vide qui ne saura être comblé.

Vivant au Québec, mon exposition au chanteur a évidemment été moins importante qu’elle ne l’aurait été en France ou en Europe. Mon premier souvenir de lui remonte à mes jeunes années, lorsqu’on a écouté en famille L’aventure, c’est l’aventure de Claude Lelouch. Hallyday ne tenait pas seulement un rôle à l’écran, il chantait aussi la chanson titre. Puis, ça a été ses autres succès des années 60, comme Que je t’aime ou Le Pénitencier que je fredonnais avec plaisir. Encore aujourd’hui je découvre des pièces que je ne connaissais pas du premier rockeur français, comme celle avec Dalida, Rock’n roll tango, que je recommande ou encore son sublime duo On veut des légendes avec son rival de toujours, Eddy Mitchell.

Au revoir, Johnny.

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