Divine biguine

Leo Marjane – Divine biguine
(L. Hennevé, L. Palex/C. Porter)

Qu’elle est divine la biguine!
De ses doux accents mon coeur se fascine
Elle va chantant perverse et câline
Mêlant jusqu’au jour la danse et l’amour!

Nos soirs d’autrefois sous les tropiques
Au son de sa voix s’évoquent magiques
Et je les revois plus magnifiques
Qu’elle est divine la biguine

Sur ses heureux bords, je l’avais connu
Et l’amour alors était venu…
Ah! les beaux jours! Ah! les chères caresses
La douce promesse d’aimer toujours!

Qu’elle était divine la folle biguine!
Mais soudain l’azur s’obscurcit de sombres nuages
Et notre amour fût englouti dans un brusque orage!
Et tout fut fini, bien fini!

Ah! Ne jouez plus pour moi la biguine!
Car de ce qui fut, autrefois, tout n’est que ruines
Ce qui fut un beau feu si tendre n’est plus que cendres
Jouez, en sourdine, la biguine!

Et pourtant peut-être qu’aux accents si touchants
De cet air de jadis dont nos regrets se grisent
Tu te sentiras tout à coup l’âme reprise
Chantant dans un frisson, l’ancienne chanson

Qu’elle est divine la biguine
Qu’elle est divine la biguine!

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