Zorro est arrivé

Henri Salvador – Zorro est arrivé
(J. Leiber & M. Stoller/B. Michel)

Dans mon fauteuil, je regardais
Le film à la télé
Un type nommé Jojo le Bouffi
Poursuivait la pauvre Suzy
Il la coinça près d’la scierie
Et très méchamment lui dit:
« Si tu m’donnes pas ton ranch, en moins d’deux,
Je vais t’couper en deux »
Puis il l’empoigna
– Et alors ?
Ben, il la ficela
– Et alors ?
Il la mit sous la scie
– Et alors ? Et alors ?
Eh eh…

Zorro est arrivé
Sans s’presser
Le grand Zorro, le beau Zorro
Avec son ch’val et son grand chapeau

Mais bientôt, j’ai pris la deuxième chaîne
Car un vieux schnock parlait
Charmante soirée, sur la deuxième chaîne,
Ils passaient le même navet.
Près d’une cabane Jo le Bouffi
Coinçait la pauvre Suzy
Il lui disait :
« Donne-moi ton ranch, eh, poupée
Ou j’te transforme en purée »
Puis il l’empoigna
– Et alors ?
Ben, il la ficela
– Et alors ?
Il mit le feu à la dynamite
– Et alors ? Et alors ?
Eh eh…

Zorro est arrivé
Sans s’presser
Le grand Zorro, le beau Zorro
Avec son ch’val et son grand chapeau

Mais moi j’en avais tellement marre
J’ai repris la première chaîne
Et devant mes yeux, mes yeux hagards,
Se déroulait la même scène
Et Jojo, Jojo le Bouffi
Dans un sac fourrait Suzy
Disant:
« Donne-moi ton ranch, eh, boudin
Ou j’vais t’balancer sous l’train »
Puis il l’empoigna
– Et alors ?
Ben il la ficela
– Et alors ?
Sur les rails il la fit rouler
– Et alors ?
Ben le train arrivait, les copains!
– Et alors ? Et alors ?
Eh, eh…

Zorro est arrivé
Sans s’presser
Le grand Zorro, le beau Zorro
Avec son ch’val et son grand chapeau
Avec son flingue et son grand lasso
Avec ses bottes et son vieux banjo

Ah! Ah! Sacré Zorro, va!
Ah ah ah ah!

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